Vous avez une vieille planche qui traîne dans votre garage, quelques morceaux de palette, un meuble démonté ou bien une branche récupérée après des travaux… Tout cela est en bois, alors, je dois bien avouer que c’est tentant, pourquoi ne pas le mettre dans la cheminée ? Ca me fera un bois de bois de chauffage gratuit… Et pourtant, tout ce qui ressemble à du bois n’est pas forcément adapté au chauffage.

Certains matériaux contiennent des peintures, colles, vernis ou produits de traitement qui n’ont rien à faire dans un foyer domestique. D’autres sont simplement beaucoup trop humides pour brûler correctement.

Ne jamais brûler du bois peint ou du bois traité

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Les anciennes portes, plinthes, meubles, volets ou morceaux de parquet peuvent sembler parfaits pour alimenter un feu. Ils sont parfois très secs et prennent facilement. Le problème vient des produits appliqués à leur surface. Peintures, lasures et vernis peuvent libérer différents composés lors de la combustion. Je ne les utiliserais donc jamais comme combustible, même pour démarrer rapidement une flambée. Une cheminée ou un poêle doit être alimenté avec du bois destiné au chauffage, pas avec des déchets issus de travaux ou d’un chantier.

Également, certains bois destinés à rester dehors reçoivent des traitements destinés à les protéger contre les champignons, les insectes ou l’humidité. C’est notamment le cas de nombreux éléments utilisés pour les clôtures, terrasses ou constructions extérieures. Une fois brûlés les produits présents dans ces matériaux peuvent se retrouver dans les fumées et dans les cendres.

À mes yeux, la règle la plus simple reste donc celle-ci : si l’on ne connaît pas précisément l’origine et les traitements d’un morceau de bois, mieux vaut ne pas le mettre dans le foyer.

Les panneaux de bois ne sont pas des bûches

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Aggloméré, MDF, contreplaqué et panneaux OSB sont fabriqués à partir de fibres, copeaux ou couches de bois assemblés avec différents liants et résines. Même si la matière première est en partie constituée de bois, ces panneaux n’ont pas été conçus pour être brûlés dans un appareil de chauffage domestique. Je les déposerais en déchetterie plutôt que de chercher à économiser quelques bûches.
Pour obtenir une combustion propre et efficace, mieux vaut utiliser un véritable bois sec prêt à brûler.

Et les palettes ?

Le sujet revient régulièrement parce que les palettes sont faciles à récupérer. Pourtant, toutes ne présentent pas les mêmes caractéristiques et leur provenance n’est pas toujours connue. Certaines peuvent avoir été peintes, souillées ou utilisées pour transporter différents produits. Des clous et éléments métalliques peuvent également rester présents. Je recommanderais donc de ne pas transformer la récupération de palettes en solution habituelle de chauffage. Lorsque l’objectif est simplement de disposer de petit bois, des morceaux provenant de bûches propres et non traitées sont beaucoup plus simples à maîtriser.

Le bois humide est également à éviter

Il n’est pas toxique au même titre qu’un panneau traité, mais un bois très humide reste un mauvais combustible. Une partie de l’énergie produite doit d’abord évaporer l’eau contenue dans la bûche. Le feu chauffe moins efficacement, produit davantage de fumée et peut favoriser l’accumulation de dépôts dans le conduit.

Si un stock a passé plusieurs mois dehors, je vérifierais donc son état avant de commencer la saison. Notre article consacré au stockage du bois de chauffage donne plusieurs conseils pour conserver les bûches dans de bonnes conditions.

Aussi, ramasser quelques morceaux de bois rejetés sur une plage peut sembler être une excellente façon d’obtenir du combustible gratuitement. Pourtant, je ne les brûlerais pas dans un poêle ou une cheminée. Le bois ayant séjourné longtemps dans l’eau de mer peut contenir des sels. Sa provenance est également inconnue : certains morceaux peuvent provenir de constructions, de bateaux ou de matériaux précédemment traités.

Le principe est finalement le même que pour le bois de récupération : lorsqu’on ne sait pas exactement ce que l’on brûle, mieux vaut s’abstenir.

Quels bois peut-on utiliser sans problème ?

Pour le chauffage domestique, j’irais vers des bûches propres, non traitées et suffisamment sèches. Les feuillus denses sont particulièrement intéressants lorsqu’on recherche une combustion régulière et de bonnes braises.

Le chêne et le hêtre figurent parmi les essences fréquemment utilisées. Pour comprendre leurs différences et savoir quel bois choisir pour se chauffer, nous avons consacré un guide complet au sujet.

La forme des bûches compte également. Des morceaux trop gros peuvent être plus difficiles à allumer, tandis que des bûches correctement fendues offrent davantage de surfaces exposées à la chaleur et facilitent généralement la combustion.

Une cheminée n’est pas un incinérateur

Je garderais finalement une règle extrêmement simple : dans un appareil de chauffage au bois, on brûle uniquement du bois propre destiné à cet usage.

  • pas de meuble peint ou verni ;
  • pas de bois traité ;
  • pas d’aggloméré, MDF ou contreplaqué ;
  • pas de déchets de chantier ;
  • pas de bois dont l’origine est inconnue.

En utilisant un combustible sec, propre et adapté, le feu sera non seulement plus agréable à utiliser, mais également plus performant. Et si un vieux morceau de bois vous fait hésiter devant le foyer, je choisirais la solution la plus simple : direction la déchetterie plutôt que la cheminée.